Mouvement Europe
et Laïcité - C.A.E.D.E.L

Qui sommes nous ?

Le Mouvement "Europe & Laïcité" défend la Laïcité en France où elle est menacée, la promeut en Europe et dans le reste du monde, autant que faire se peut.

Il travaille en liaison avec de nombreuses associations humanistes et laïques européennes (et même extra européennes), ainsi qu’avec diverses organisations militantes françaises qui partagent les mêmes conceptions de l’Humanisme, de la Laïcité et de la Démocratie.

C’est une association au sens de la Loi de 1901. Sa reconnaissance comme ONG est demandée auprès du Conseil de l’Europe.

Articles les plus récents

Origines du mouvement

lundi 1er janvier 2007 par Europe et Laïcité
En 1954, alors que s’amorçait l’édification européenne initiée à Rome en 1950 (Europe des 6) le Centre d’Action Européenne Démocratique et Laïque (CAEDEL) a été fondé et doté d’un bulletin trimestriel : Europe & Laïcité. Son objectif était et reste toujours de contribuer à la construction d’une Europe solidaire et démocratique, et d’y faire prendre en compte les valeurs constitutives de la Laïcité . > suite

Quelle laïcité pour l’Europe ?

lundi 1er janvier 2007 par Europe et Laïcité

La Laïcité

- c’est l’amarrage à quelques valeurs universalistes : le libre examen, la liberté de conscience, d’expression et de création ;
- c’est aussi la tolérance réciproque qui, en dehors, de tout laxisme (vis à vis des intolérances dogmatiques) permet la compréhension mutuelle, le droit à la différence ne devant pas être confondu avec la différence des droits,

et surtout,

- c’est l’indépendance absolue des affaires publiques et civiques par rapport au domaine, (strictement privé), du religieux et du sacré,
- c’est la stricte séparation des Églises et des États, avec toutes les implications pratiques qui en découlent.

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Les adversaires de la laïcité

lundi 1er janvier 2007 par Europe et Laïcité

La laïcité étant, par définition, un antidote à toutes les mises en condition des individus, des groupes et des sociétés. Il n’est pas surprenant qu’elle soit combattue, non par de simples croyants, mais par les professionnels du cléricalisme qui se prétendent détenteurs d’une vérité indiscutable.

Les religieux de toutes confessions, attachés à leurs habitudes de domination "spirituelle" et à leurs comportements contraignants, considèrent à juste titre que toute laïcisation s’effectue aux dépens de leur vocation à imposer partout une soumission culturelle, sociale et politique qu’ils estiment légitime de faire régner.

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Des malentendus à dissiper

lundi 1er janvier 2007 par Europe et Laïcité

Il est fréquent que l’on nous reproche notre "anticléricalisme", confondu avec "lutte antireligieuse". Il est donc bon d’apporter les précisions suivantes :

1. Nous ne sommes pas antireligieux ; nous sommes respectueux des croyances religieuses s’exerçant dans cadre légal.

2. Nous dénonçons le cléricalisme, c’est à dire la volontés des églises et groupes religieux de s’imposer en tant que tels dans les affaires publiques. Nous sommes donc bien anticléricaux, au vrai sens du terme.

3. Nous dénonçons le cléricalisme sans relâche pour que l’opinion publique en prenne conscience, et que les hommes politiques agissent conformément à la Constitution qui fait de la France une République laïque.

4. Mais de plus notre action s’exerce dans un sens positif : Charte Européenne de la Laïcité, demande d’inclusion de références à la laïcité dans les traités de l’Union Européenne, proposition de reconnaissance de noutre mouvement comme ONG destinée à défendre les valeurs laïques, contacts suivis avec des organisations laïques d’autres pays.

5. La restauration de la démocratie, inséparable de la laïcité, nécessite de lutter aussi contre ces nouvelles forces (cléricales en un sens élargi) que sont l’OCDE, l’OMC etc... dont les objectifs sont de confisquer, au profit des milieux d’affaires, un maximum du pouvoir encore détenu par les Etats. (La négociation en cours de l’AMI (Accord Multilatéral sur les Investissements) en est une preuve aveuglante.) La lutte contre la pensée unique est donc tout aussi nécessaire que la lutte anticléricale.

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Perspectives du mouvement "Europe et Laïcité"

lundi 1er janvier 2007 par Europe et Laïcité

Nous avons décidé de développer notre action dans les directions suivantes :

- Création de délégations nationales et régionales ;
- Officialisation du rôle du Mouvement auprès des instances européennes (une demande de reconnaissance comme ONG est en cours) ;
- Extension de notre rayonnement hors d’Europe, en collaboration avec les forces laïques existantes. Participation à un Observatoire International de la Laïcité.
- Participation à l’organisation d’une véritable Internationale Laïque.

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Laïcité et questions scolaires

lundi 1er janvier 2007 par Europe et Laïcité

Ne faut-il pas enseigner les religions dans les établissements publics scolaires, de façon beaucoup plus approfondie que dans le cadre des actuels programmes primaires et secondaires ? Non seulement cela donnerait aux jeunes une plus grande ouverture culturelle, mais en outre cela permettrait de lutter contre les sectes qui exploitent un besoin de spiritualité, non pris en compte dans la culture officielle actuelle.

Notre réponse : Le rôle de l’école n’est pas de tout enseigner, mais d’apprendre à apprendre, d’ouvrir l’esprit et non de le remplir, de préparer les jeunes à découvrir par eux-mêmes, au gré de leurs rencontres culturelles et sociales. Pour cela, il convient de développer le recours à la raison, l’esprit critique, la libre interprétation, la connaissance scientifique, la réflexion philosophique, la sensibilité artistique, l’attachement à l’autonomie de pensée. Il importe aussi de fournir aux jeunes des occasions de rencontres humaines diversifiées, en sortant de leur milieu socio-culturel et pour cela le rôle des familles est décisif.

La démarche religieuse se fonde sur la notion de vérité révélée, réputée indiscutable et exempte de toute probation ; elle est fondamentalement dogmatique, donc contraire à l’esprit de l’enseignement laïque. Elle appartient à un autre domaine sans aucune commune mesure et même totalement en contradiction (sur le plan philosophique) avec les finalités d’une pédagogie de la Raison et de l’intelligence critique.

Par ailleurs, si dans les écoles publiques, on enseignait en détail les religions, il faudrait aussi enseigner les multiples raisons de récuser les croyances et de combattre les religions, car ce sont des attitudes philosophiques tout aussi respectables que la foi. La compréhension, la légitimation et la revendication de la non-croyance et de l’athéisme négateur de tous les mysticismes, devraient alors trouver place dans les programmes scolaires offerts à tous les élèves. Dans les établissements publics d’enseignement (en principe neutres parce que laïques), cela engendrerait dans le vécu scolaire, une situation de conflit, de choix opposés, toutes sortes d’oppositions internes très déstabilisantes pour l’harmonie interne et la paix scolaire. Le moment venu, dans le cadre actuel des programmes existants, les enseignements de l’histoire, de la philosophie, de la littérature, de l’éducation au civisme, et de la morale laïque, apportent les matériaux nécessaires à une libre réflexion et à des choix personnels qu’il ne faut pas précipiter.

L’influence de la famille sur la sensibilité, les croyances et les interrogations des enfants est inévitable, compte tenu du fait que certains apprentissages fondamentaux (langage, vie en société, affectivité, culture) se fondent dans le cadre familial. Les lacunes explicatives fréquentes (et difficilement évitables) du milieu familial, peuvent être compensés par des occasions de rencontres d’autres enfants issus d’autres milieux culturels : c’est une école neutre sur le plan religieux qui peut offrir ces occasions de libres rencontres et confrontations, exemptes d’affirmations dogmatiques.

Il faut éviter que l’environnement familial enferme l’enfant dans une voie univoque, et l’enserre dans des traditions rigides, exclusives et négatrices d’autres sensibilités. L’école et l’enseignement laïques offrent l’ouverture nécessaire, sans rien imposer, tout en leur permettant de prendre conscience de la diversité des traditions, des cultures et des modes de pensée. Ce n’est pas pour autant qu’il faille livrer les élèves à des actions de prosélytisme visant à favoriser chez eux des tendances à la croyance liée à l’irrationnel : l’école n’a à enseigner ni le petit Jésus, ni le père Noël.

On sait que certaines familles traditionnalistes tiennent absolument à inculquer à leurs enfants des "explications" dont elles se sont elles-mêmes libérées, ou qu’elles redoutent de remettre en cause... C’est le culte des "racines" inséparable à l’enfermement communautaire. L’enseignement laïque n’a pas vocation à combattre ces influences, ni à en prendre le relais. Certes, il n’est pas possible de méconnaître les traditions, à condition de les expliquer culturellement, sans y enchaîner l’enfant : cette éducation faite de libre appréciation et d’ interprétation personnelle est le propre de l’action culturelle laïque. Les enfants ont droit à l’acquisition progressive de la pratique de la liberté de conscience. L’école laïque peut leur donner les moyens intellectuels d’y parvenir en toute liberté et dans le respect des traditions et sensibilités de leur milieu familial et social.

Accroître et approfondir l’enseignement des croyances à l’école laïque mènerait inévitablement à spécialiser certains maîtres ou à faire appel à des intervenants extérieurs, dans le cadre de "l’école ouverte sur la vie" : ces intervenants spécialisés, on devine aisément qui ils seraient ! L’histoire des religions par contre a tout à fait sa place dans un enseignement faisant apparaître les mouvements religieux comme des phénomènes de civilisation et de société, susceptibles du même type d’analyse que l’histoire des idées, les guerres et le déclin des empires.

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Laïcité, lobbies et communautés

lundi 1er janvier 2007 par Europe et Laïcité

La loi de 1905, toujours en vigueur, affirme la liberté de pratique religieuse mais refuse aux musulmans les moyens matériels de cette pratique alors que les catholiques, les protestants et les juifs sont richement dotés en lieux de culte Ne faut-il pas subventionner la construction de mosquées pour les musulmans ?

Notre réponse : Autoriser les subventions publiques pour la construction de lieux de cultes ouvrirait la porte à des demandes très nombreuses, en particulier de la part des sectes, dites "nouvelles religions". En outre, ce serait en contradiction avec la loi de 1905 (qui interdit de consacrer des fonds publics à la construction de nouveaux édifices religieux ; J. Lang a dit à la télévision (M6, Capital, nov. 1995), qu’il avait "contourné cette loi" en donnant de l’argent pour la construction de la cathédrale d’Evry, au titre d’un musée intégré au bâtiment.)

Par contre, il pourrait être envisageable, sur le plan communal notamment, de mettre à la disposition des musulmans des lieux de cultes existants mais non fréquentés, propriétés de la puissance publique, ... tout en sachant cette proposition difficilement acceptable par le courant de pensée traditionnaliste chrétien, attaché à ce que ses défenseurs prétendent être "l’identité nationale".

Une position communale plus facilement acceptable serait la suivante : Construire, si la nécessité s’en fait sentir, un édifice polyvalent municipal, propriété de la commune, loué ou prêté aux organisations, aux communautés, aux groupes de toutes sortes qui ne disposent pas des locaux nécessaires à leurs activités reconnues (cultes, réunions, fêtes, cérémonies).

Les dispositions matérielles du local commun mis à disposition, pourraient aisément être conçues, de façon modulable dans leurs structures internes, de telle sorte que chaque famille spirituelle puisse installer, le moment venu, le local en conformité avec ses besoins. Cette alternance dans l’usage de locaux communs pourrait amener les groupes humains à se découvrir réciproquement et à savoir cohabiter, voire cogérer un organisme commun.

Par ailleurs, il n’est pas évident que les immigrés de culture musulmane aient tous envie d’être pris en mains par des cadres cultuels islamistes attachés aux mosquées construites aux frais de la puissance publique. En outre, le monde musulman est si divers, si divisé, qu’il est assez irréaliste d’imaginer possible de lui attribuer des lieux d’implantation cultuelle satisfaisant ses multiples spécificités internes.

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Laïcité et questions sociales

lundi 1er janvier 2007 par Europe et Laïcité

La lutte des classes ayant échoué à libérer les travailleurs du capitalisme (cf l’effondrement du communisme en Europe de l’Est), n’est-ce pas une bonne chose que l’Eglise catholique rappelle aux politiques et aux chefs d’entreprises leurs devoirs en matière sociale ?

Notre réponse : Lorsque le pape déclare qu’il faut en finir avec la famine et le travail des enfants, il ne fait que reprendre un point de vue très largement partagé, qui est le nôtre et qui est celui des progressistes depuis plus longtemps qu’il n’est celui de l’Eglise Catholique. Mais les nombreuses déclarations de ce genre sont des leurres (au sens militaire du terme) ; elles camouflent les vraies options politiques du pape et de l’Eglise. En effet, il persiste, entre autres choses :
- à s’opposer au contrôle des naissances (sans lequel la lutte contre la famine est vouée à l’échec),
- à promouvir en Amérique Latine les prélats les plus réactionnaires soutenus par l’Opus Dei contre ceux qui défendent la "théologie de la libération" et sont vilipendés comme "marxistes",
- à soutenir les partis de droite (en Pologne par exemple). Ses déclarations et encycliques mettent en avant la charité (qui est tout à l’honneur du riche, même si sa richesse provient d’une exploitation honteuse, et dévalorise le pauvre), au détriment des droits sociaux conquis par les luttes politiques et sociales.

La doctrine sociale de l’Eglise a été définie en réaction au marxisme vers 1850 avec pour objectif avoué de préserver la propriété privée et de défendre l’économie de marché, le libéralisme capitaliste et une conception de la société selon laquelle toute autorité viendrait de "Dieu" (et non des citoyens comme le veut la démocratie). Les déclarations pontificales très médiatisées ont pour objectif d’affaiblir les luttes syndicales et de présenter l’Eglise catholique comme un interlocuteur nécessaire des discussions sociales. L’Eglise avait soutenu des régimes corporatistes tels que ceux de Franco, Mussolini, Pétain et Salazar.

Sa doctrine actuelle est pleine des ambiguïtés de l’humanitaire et du caritatif. On notera en prticulier que les concepts républicains de liberté et d’égalité sont remplacés par ceux, beaucoup plus faibles, de dignité et d’équité (plus faibles car on peut être pauvre mais digne, prisonnier mais digne, pauvre mais traité "équitablement"). Le concept de fraternité, plus ambigü, mais néanmoins dépourvu de connotation de condescendance y est remplacé par la charité. Quant à la justice sociale, à la solidarité égalisatrice (par redistribution des revenus), elle sont évoquées surtout comme caractéristiques des régimes "socialistes" honnis.

Références : Libération du 31.5.1997 titrait : "Jean Paul II en tournée pour la droite polonaise". Golias de mai 1997 expose l’action de l’Opus Dei en Amérique Latine. (A titre d’exemple, dans les séminaires au Salvador, il est interdit de chanter des cantiques où figure le mot "pauvre", et les bibliothèques sont expurgées des ouvrages sur la "théologie de la libération".)

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Laïcité et organisation des pouvoirs publics

lundi 1er janvier 2007 par Europe et Laïcité

En quoi la laïcité est-elle un problème européen ? N’est-ce pas une question qui pourrait être laissée à la responsabilité de chaque état ?

Notre réponse : Il est impossible à la France d’imposer à tous les états de l’Union Européenne sa loi de 1905. Mais le Mouvement Europe & Laïcité demande :
- que des directives européennes ne soient pas imposées à la France, qui torpilleraient le régime laïque en vigueur,
- que le fonctionnement des instances politiques de l’UE (relations entre les Etats, la Commission et le Parlement Européen) soit protégé des pressions religieuses ; ce qui implique le refus de la représentation diplomatique demandée par le Vatican auprès de l’UE.

Notre mouvement propose les modifications suivantes du Traité de Maastricht :
- Compléter l’article B-4 qui dit : "l’Union se donne pour objectifs de renforcer la protection des droits et des intérêts des ressortissants de ses Etats-membres par l’instauration d’une citoyenneté de l’Union."par" et par l’affirmation d’une rigoureuse séparation du champ d’action des Etats et des autorités de l’Union par rapport aux Eglises et aux communautés religieuses."
- Compléter l’article F-1 qui dit : "L’Union respecte l’identité nationale des Etats-membres dont les systèmes de gouvernement sont fondés sur les principes démocratiques" par "Elle affirme par ailleurs que l’action de ses institutions s’exercera dans le respect d’un principe de stricte séparation entre, d’une part elles-mêmes [ses institutions] et leur champ de compétence, et d’autre part les Eglises et les communautés religieuses. Seule la promotion de l’intérêt public commun est de nature, dans le respect des compétences dont elles disposent, à fonder leur action."

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Laïcité : définition et historique

lundi 1er janvier 2007 par Europe et Laïcité

Qu’est-ce-que la laïcité ?

Notre réponse : La laïcité est à la fois une éthique et un ensemble de règles juridiques relatives au fonctionnement de l’Etat et des services publics, dont celui de l’Education Nationale.

Les valeurs de l’éthique laïque sont la liberté de pensée, l’indépendance de l’esprit, le respect de la différence et la tolérance dans la mesure où celle-ci est réciproque et sans laxisme (voir question E.2 sur les foulards islamiques).

Le statut laïque d’un Etat ou d’une institution suppose son indépendance à l’égard des influences, hiérarchies et organisations religieuses.

La laïcité de la vie sociale réclame que tout ce qui touche au religieux soit du domaine privé (et donc individuel et facultatif), et que tout ce qui concerne la vie publique, civique et politique soit préservé des influences religieuses et communautaires.

La lutte pour la laïcité implique la lutte contre le cléricalisme, c’est à dire contre les tentatives de soumettre les affaires publiques à l’influence des clergés ou de partis qui servent leurs intérêts. Le cléricalisme a généré le refus de cette influence, mouvement de défense voire d’émancipation appelé anticléricalisme. Un croyant peut être anticlérical ; un laïque est naturellement anticlérical, sans être nécessairement antireligieux.

La loi de 1905 en France a séparé l’Etat des religions, complétant ainsi un ensemble de lois de laïcisation : état-civil depuis la Révolution, hopitaux, écoles, enterrements, etc... depuis 1880 (Voir J. Lalouette, ainsi que E.Pion, pp. 52-57). C’est sur le terrain scolaire que les luttes ont été (et restent) les plus vives. En 1959, une pétition nationale contre les subventions à l’enseignement privé recueillait 10 millions de signatures. Malgré cela, les subventions ont été régulièrement augmentées par le biais de diverses lois antilaïques ; (voir E. Pion, pp. 209-230). Voir aussi les ouvrages de R. Rémond, J. Baubérot, G. Coq.

Quelques équivalents en langues étrangère du terme laïcité : secularism (anglais/américain), Weltlichkeit (allemand), laicidad (espagnol), laicita (italien).

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